Pcq j'me rends compte que ma vie à moi, elle est belle. Elle aussi, elle a une belle vie...
Pcq elle l'a lui.
Et moi, c'est ce lui qui me manque.
Je caresse du bout des doigts son torse. Des fois je me dis que j'ai beaucoup de chance... Et d'autres jours, non. Je m'appelle Julie. Et je suis la petite amie de Bill Kaulitz. Il se fait tard, maintenant... Les aiguilles de l'horloge ont fait plusieurs tours depuis la premiere fois que je l'ai regardée... Je me sens mal. Mal d'être celle qui fait envier toutes les Fans du groupe. Quand je sors, les filles me regardent avec dégout, crachent sur mon passage, me fusillent du regard, esseyent de me frapper. Mais, bon dieu, qu'ai-je fais pour être dans ce bordel là? C'est simple, je suis tombée amoureuse. C'est vraiment con, l'amour. Ca te prend, te relache par terre, et te reprend sur son dos, sans que tu n'es compris ce qu'il se passait. Des hauts et de bas, j'en ai eu avec Bill. Comme tous les couples. Mais nous ne sommes pas un couple normal. Tu veux une preuve? Je n'arrive même pas à me trouver un job. Tout le monde me deteste, et ça me tue, car même Bill ne s'en ai pas rendu compte. Ma relation avec le groupe? Aseez tendue. Ouii, c'est le mot parfait, Tendu. Je crois qu'ils n'acceptent pas que Bill puisse tout lacher pour moi, comme il me l'a dit un jour. Il l'a même voulu, à un moment, mais j'ai refusé catégoriquement. L'argent ne tombe pas du ciel, j'avais rétorquée. Mais surtout, surtout... C'est sa passion... Et je m'en serais voulue jusqu'à ma mort de me l' avoir approprier. Du bout des doigts, je forme la premiere lettre de mon prénom sur son torse. Il sourit, et me sert plus fort encore contre lui. Je l'aime, oui. Il m'aime, aussi. Il aime la musique, également. Il aime chanter, encore plus que tout ce qu'il pourrait aimer. Et je l'accepte. Oui, j'accepte qu'il puisse aimer chanter plus qu'il puisse m'aimer, moi. On ne peut vivre qu'avec une passion, un espoir, une idée. J'avais un espoir, rencontrer Bill Kaulitz, il s'est réalisé. Et même plus encore, je suis sa petite amie. Malgré tout ce que j'endure, je l'aime, et ça, rien ne pourra l'empêcher. Heureusement. Ou malheureusement, peut-être? J'en sais franchement rien. Rien du tout. Je tend l'oreille, et écoute sa respiration réguliere. Il s'est rendormi. Je me leve, sur la pointe des pieds, et me sourit à moi-même. J'aggripe la valise marron sui se trouve au-dessus de l'armoire, la remplit d'affaires, et laisse un petit mot à son intention. Il comprendra, j'en suis sûr. Je prends un taxi, puis monte dans le premier train en direction de Nice. Quelques heures plus tard, je sonne à la porte, et c'est ma mère, à peine réveillée, qui m'ouvre,et qui se jette dans mes bras. Oh, Julie, Comme tu m'as manquée! Avait-elle murmurée. Oui, toi aussi, tu m'as manqué, Maman. Mais je suis revenue. J'ai vécu mon rêve, je suis revenue, pour toi. Pour Papa. Pour Lily. Pour Mary. Pour moi. Je reste une journée, puis deux, puis trois... Mais c'est impossible de vivre sans lui. J'espere que tu comprends Maman? Oui, promets-moi que tu me comprends. Dis-le moi, Hurle-moi s'il le faut. Mais je ne peux pas rester ici. Une larme coule le long de ta joue, quand je te quitte. Mais quelques heures plus tard, je suis déjà dans les bras de Bill. Vous avez cru quoi, Bordel?
Que j'allais laisser tomber Bill?
Mais c'est que vous n'avez rien compris, alors... Je l'aime...
Mais vous savez quoi?
Le bonheur est ephemere.
Et poui, j'avais envie d'écrire.
Je ne sais pas si ca vous plaira...
Mais Julie, elle a raison...
Le bonheur, il est ephemere.
Il est là, s'en va, revient, pour ne plus jamais revenir.
C'est la fin. La fin de quoi? La fin de nous.

